dimanche 29 mai 2022

Amani a dit... Faut qu'on parle !

Pas que je dise toute la vérité, pas que je dise des âneries… Enfin, je n'espère pas !

Non, ces vidéos sont un support de réflexions autour de l'art mais aussi de mes états d'être en tant qu'humaine expérimentant l'art et je vous invite à y prendre part en les visionnant si vous êtes adeptes de spontanéité et de pensées qui creusent toujours profondément en Soi. 

Si vous aimez, vous pouvez vous abonner à ma chaîne YouTube, liker et partager si le contenu fait sens !









A bientôt ! 😊


vendredi 25 mars 2022

Recentrage essentiel et nouvelle vision




Il m'aura donc fallu quelques semaines de réflexion sur un bon nombre de sujets qui me touchent pour revenir faire un nouvel article et faire part d'une décision qui colle à ma vision du monde tel que je le perçois ou plutôt, tel que j'aimerais le voir évoluer. 

J'ai eu besoin d'un retour vers moi, d'un recentrage profitable pour retrouver une énergie différente.

La création m'ayant un peu tournée le dos - à moins que ce ne soit  moi - j'avais envie de retrouver une énergie toute neuve et je ne pouvais continuer sur ce chemin qui n'est pas fait pour moi.


Je veux continuer de créer - ça, c'est moi.
Je veux pouvoir partager mon art et ma vision de la vie - c'est toujours moi.

Mais je ne suis décidément ni commerciale ni publicitaire. 
Je ne suis pas ce genre d'artiste qui peut ou même qui souhaite exposer mille fois dans différents endroits afin d'obtenir des prix et une reconnaissance absolue…

Mais de reconnaissance, j'en ai aussi besoin… 
Mais différemment.

Pour autant, ma première expérience m'a beaucoup apporté. 
Je souhaite exposer encore. 
Je voudrais montrer et explorer ce que d'autres dévoilent à leur tour. 
Mais pas comme une course folle vers la réussite.

A ce jour, j'ai deux sites internet dont je suis très fière !

https://amanilglaise.wixsite.com/alg-art31
L'un pour présenter mon univers artistique au complet - ce que je suis jusqu'au bout des ongles - ce que je fais avec cœur et spontanéité.









https://amanilglaise.wixsite.com/galerie-alg-art31

L'autre pour vendre mon travail puisqu'il s'agit de ma galerie d'Art où je présente mes peintures et mes livres.







Pour être raccord avec moi-même, j'ai décidé de changer de procédé. 

J'ai retiré tous les prix et je demande à mes acquéreurs potentiels de me proposer un prix à leur convenance, en fonction de ce qu'ils ressentent au sujet de mon travail, ou de leurs possibilités budgétaires. 
Après quoi, je leur donnerai mon accord ou non. 

J'ai envie de changer de regard sur ce qui fait mon travail parce que : 
  • Je ne souhaite pas m'enrichir dans le sens vénal du terme mais juste me sentir bien entre ce qui est créé et ce qui s'en va de mon "ptit atelier".
  • Je souhaite continuer d'œuvrer pour façonner le monde dont je rêve.

Je ne me sens pas l'âme d'une grande Artiste avec un beau pedigree (pardon, une belle cote). 
Ce n'est pas vraiment mon objectif de vie. 

Je suis une Artiste qui a juste envie de créer pour le plaisir de créer et de partager son art et ses idées avec les personnes qui en sont profondément touchées - là est mon véritable but. 

Tout l'aspect marketing n'est pas pour moi. 
Cela m'empêche d'être dans la création telle que je l'envisage.

J'ai choisi un logo ayant une symbolique forte : l'Arbre de vie.

Il m'invite à me ressourcer au plus profond des veines de la terre (inspiration), y puiser la sève qui apporte la pulsion de vie (création) et l'offrir au monde par une vision plus élargie (partage). 



Les Mauvaises Herbes

Je veux bien
Être une mauvaise herbe
J'accepte de ne pas correspondre
Aux standards.

Je peux me faire douce
Quand le vent me caresse
Et piquer s'il me prend
A rebrousse poils



lundi 14 mars 2022

Post-Exposition "Près du cœur" - Ressentis et remerciements

 

Un retour au calme bienvenu. 

Un retour au silence et à l'introspection. 

Et surtout à la création !


Si on me cherche, on me trouve… sur Google !
Ces deux mois d'exposition au Théâtre des Préambules à Muret m'a occupée l'esprit, coupée quelque peu de mon pouvoir créatif, mes énergies étant comme dispersées aux quatre vents. 

Toutefois, ce fut une expérience intéressante et enrichissante à plusieurs points de vue :

D'abord, parce que l'endroit était spacieux, idéal pour le thème abordé. 

Puis, j'ai eu l'occasion de faire des rencontres, des retrouvailles, des approfondissements ! 

J'ai eu la possibilité d'apparaître pour la première fois dans des articles de presse. 




J'ai eu ce plaisir eustressant de présenter une œuvre littéraire autoéditée, ma pièce de théâtre C'est positif ! complétant l'exposition de tableaux sur le thème des émotions de l'enfance. 

Exposer son travail n'est décidément pas anodin du tout. C'est s'exposer soi-même intimement et cela réclame autant de courage que de détachement. 

Il m'a fallu me détacher momentanément de mes œuvres et les voir accrochées sur d'autres murs que les miens m'a paru étrange. Mes tableaux m'ont semblé rétrécir dans ce grand espace. 

J'ai dû me détacher de ce qui fait corps avec moi-même, de laisser les avis se faire dans les esprits de visiteurs, de permettre aux sentiments variés de se créer dans l'espace invisible qu'ils soient exprimés à haute voix ou juste ressentis intérieurement. 


Crédit photo : Claudine Vigneron
C'est aussi devoir se détacher des oublis et des "j'aurais peut-être dû faire comme ci ou comme ça…" parce que l'apprentissage se fait au gré des expériences et que la première fois, on ne sait pas tout !

Puis… Se détacher des déceptions qui peuvent poindre - je n'en ai pas eu tant - peut-être que j'avais peu d'attentes pour cette première exposition. Je ne prends donc que ce qui est bon et juste à prendre : ce qui a fonctionné. 

Je tiens à faire honneur aux personnes qui se sont déplacées jusqu'à Muret pour visiter mon exposition et/ou me rencontrer. 

Je tiens à partager leurs univers respectifs, car le partage est le nerf de l'art selon moi. Il est primordial de s'enrichir d'idées, de concepts, de passions multiples, de couleurs, de textures et de perceptions liées aux voyages introspectifs ou par le regard personnel que des artistes donnent de ce Monde :

Pour celles qui sont venues d'elles-mêmes et que j'avais déjà rencontrées auparavant :

Et des personnes qui ont fait le chemin pour me voir moi aussi :

J'ai eu le plaisir de rencontrer un artiste sculpteur et dessinateur, Etienne Eczet avec lequel je me suis longuement entretenue sur un tas de sujets passionnants liés à l'art et notamment les sculptures africaines


Crédit photo : Claudine Vigneron
J'ai retrouvé avec grande émotion, mon amie photographe Claudine Vigneron, et eu la joie de rencontrer son fils cadet, Nans. Ils apparaissent tous deux dans l'une de mes peintures d'après une photo prise par Didier Cathala, qui m'a grandement inspirée. 

Avec beaucoup de joie j'y ai croisé Juliette Marne, écrivaine poétesse, avec laquelle j'ai pu échanger longuement sur nos vies artistiques mêlées de sensibilités exacerbées. 

Et Eve-Laure Verdier, est venue elle aussi me faire le plaisir de me rencontrer, elle, professeure de théâtre de mes deux filles Océane et Linoa de 15 et 8 ans qui fréquentent l'école artistique Nicolas Dalayrac à Muret - EMEA, et ce depuis plusieurs années pour mon aînée. 

Mon ami très cher, Christian Dehais, concepteur d'Expo Artémis et artiste créatif (dessin, peinture, art numérique, photographie)  a fait le déplacement pour me soutenir comme à l'accoutumée !

Et un grand merci également à Pauline et Laurent qui sont venus de très loin (Cherbourg et Glasgow) pour me faire un coucou et découvrir mes tableaux. 
Merci à Caroline, la toute dernière à s'être déplacée le dernier vendredi avant la fin de l'exposition, copine au lycée Dr Lacroix de Narbonne que je n'avais pas eu l'occasion de revoir depuis nos 18 ans ! 


Goûter littéraire 
samedi 5 mars 2022 :


Ce goûter tant attendu (préalablement prévu le 22 janvier 2022) afin de présenter ma pièce de théâtre C'est Positif ! s'est très bien déroulé dans une ambiance agréable et riches d'échanges avec :

Chax, artiste peintre accompagné de deux de ses proches, déjà rencontré en janvier 2022 pour son propre vernissage à la galerie Duniya de Muret.

Mon amie Sylvie Fraval, ancienne "collègue" des cours de sculpture à l'atelier de Gérard Lartigue, artiste à ses heures mais aussi professionnelle du massage bien-être qui, en plus de m'avoir fait le plaisir d'être présente, avait acheté un exemplaire de ma pièce de théâtre et m'en a fait une belle critique positive après l'avoir lue.  

 


J'ai pu compter également et une nouvelle fois sur la présence de Juliette Marne, Geneviève Arnaud et Carole Marquier. 

Olivier, l'un des trois gérants du Théâtre des Préambules, m'a gentiment secondé lors de cette présentation et je l'en remercie vivement !

Remerciements spéciaux à :
  • Nathalie, mon amie sur laquelle j'ai pu compter pour m'aider au déplacement de mes œuvres (peintures et sculptures) en amont pour l'accrochage et en aval pour le décrochage ! 
  • Mes trois enfants, mes petits piliers et mes plus belles "œuvres", qui m'inspirent et me font grandir en même temps qu'eux. 
Merci à Marine, Sébastien et Olivier pour leur gentillesse et leur accueil chaleureux pendant ces deux mois dans ce joli Théâtre des Préambules. 
Je leur souhaite une belle continuation et un bon succès !


Mes œuvres picturales et mes livres sont à retrouver ici :

A bientôt pour de nouvelles et riches expériences !

Offert au Théâtre des Préambules

lundi 20 décembre 2021

Exposition PRES DU COEUR au Théâtre des Préambules à Muret

 



RENAÎTRE A SOI ou l'art de reconnaître les émotions enfouies pour les transcender.


Ce seront une quinzaine de peintures à l'encre et à l'aquarelle et de dessins réalisés entre 2020 et 2022 qui orneront les murs du Théâtre des Préambules, ainsi que deux sculptures en terre cuite  réalisées en 2016 en tant qu'élève à l'atelier du sculpteur Gérard Lartigue

Touchée par le monde des émotions, c'est toujours là que l'on me trouve en premier à tenter de capter les ondes de toutes natures, entre celles qui élèvent et celles qu'il convient d'extraire des profondeurs. 


 
La clef des rêves

Le manteau d'Or

Mes portraits aux physionomies tantôt douces, tantôt torturées ont pour but d'accueillir tout ce qui fait Soi : de reconnaître l'enfant caché en Soi, de bien vouloir lui tendre la main, de le rassurer et de recueillir les vieilles peines refoulées, les laisser s'élever afin de continuer plus léger.

C'est aussi permettre aux nouvelles générations d'être mieux accueillies dans leurs émotions qui ne sont ni bonnes ni mauvaises, simplement à considérer tels des nuages qui ne font que passer. 





Un goûter littéraire aura lieu le samedi 22 janvier 2022 de 16h à 17h30
au Théâtre des Préambules afin de découvrir, en plus de l'exposition Près du cœur, ma pièce de théâtre C'est Positif ! sortie en 2021 que je vous présenterai et dont quelques exemplaires seront disponibles à la vente. Cet ouvrage issu de mon parcours personnel est un appel au libre choix et à la conscience de notre propre puissance.

Je remercie Olivier Raynouard, Marine Castets et Sébastien Olalde pour leur accueil dans cet univers chaleureux où les enfants, petits et grands, sont bienvenus pour des spectacles et des ateliers au Théâtre des Préambules situé au 22 avenue Jacques Douzans - 31600 Muret.
Magali LANIES dite Amani Lizah Glaise expose sa collection 'Près du cœur' au Théâtre des Préambules 
Du 10 janvier au 13 mars 2022
06-46-55-31-62

UNIVERS DE L'ARTISTE 
GALERIE EN LIGNE

mardi 21 septembre 2021

Apprivoiser la peur - Rencontre avec Magali Cannavale, Prof de Yoga

 

 Oxygène - Reliance - Perspectives


"On dit qu'avant d'entrer dans la mer, une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu'elle a parcouru, depuis les sommets, les montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages, et voit devant elle un océan si vaste qu'y pénétrer ne parait rien d'autre que devoir disparaître à jamais. Mais il n'y a pas d'autre moyen. La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l'existence. La rivière a besoin de prendre le risque et d'entrer dans l'océan. Ce n'est qu'en entrant dans l'océan que la peur disparaîtra, parce que c'est alors seulement que la rivière saura qu'il ne s'agit pas de disparaître dans l'océan mais de devenir océan."  Khalil Gibran

 

L'humaine que je suis poursuit sa quête intérieure. 

Cette fois, c'est en prenant le parti de rencontrer une amie de Claudine Vigneron, mon amie photographe avec laquelle j'ai deux séances photos à mon actif. Elle m'a souvent répété combien il serait intéressant pour moi de faire la connaissance de Magali Cannavale, (une copine sans "e" à la fin !) professeure de Yoga que je suis depuis plusieurs mois sur Facebook. 

Magali Cannavale




Son site internet : https://www.yogakaivalya.fr/

Facebook : https://www.facebook.com/magali.cannavaleroger

Instagram : https://www.instagram.com/magaliyogini/





J'ai pris la décision de participer à un stage d'une journée, le dimanche 19 septembre 2021 que proposait Magali, dont le sujet évocateur n'est autre que celui d'Apprivoiser la peur !

Sortir de ma zone de confort, en voilà une idée !

Magali vit dans le Gers et une des premières peurs à apprivoiser fut ma phobie des transports en commun, du brassage, du bruit, du trop-plein d'informations, des horaires à respecter, des numéros de train à retenir et des retards… évidemment ! 

Mon hypersensibilité fait que je suis une personne qui aime savoir ce qui va se passer. Les imprévus ne sont pas facilement tolérés, car ils me déstabilisent ; je deviens alors aussi fébrile que le vent et je n'ai qu'une envie : Fuir.

Mais pas cette fois. On respire… 


Je suis arrivée le samedi 18 septembre au soir à destination. Magali est venue gentiment me cueillir à la Gare de Gimont Cahuzac pour m'amener dans son refuge joliment atypique, un endroit à l'atmosphère apaisante et saine, du bois partout et de bonnes ondes. A l'étage, Magali y donne ses cours de Yoga, dans une salle lumineuse et décorée subtilement et artistiquement. 


Autant j'avais peur de venir à cause du train et du stress que ça m'occasionnait (sans compter qu'il faisait un temps à rester chez soi bien au chaud)  autant je l'étais moins à l'idée d'expérimenter cette approche avec Magali. Auprès d'elle,  je me suis sentie bien, instantanément. Et quand j'ai découvert son antre et ses deux chats, j'étais conquise.

Magali proposait ce stage pour la seconde fois, le premier ayant été un succès. Je me suis inscrite rapidement afin d'assurer ma place et j'ai réservé mes billets de train allée/retour le jour-même, pour ne me laisser aucune chance de fuir. 

Pour un stage où il était question d'accueillir au minimum 4 personnes, Magali a vite vu l'intérêt d'accepter de n'avoir que moi au lieu d'annuler. Pour elle, c'était un signe et elle avait raison !

Tant de sujets abordés, farfouillant ensemble les dédales du passé et un besoin farouche de mieux comprendre et mieux appréhender qui je suis vraiment. Et j'emploie le terme "farouche", parce qu'au fond, je ne suis jamais mieux que lorsqu'il y a peu d'êtres autour de moi. Un tête à tête, de Magali à Magali, c'était juste parfait ! 

Et ce genre de partages reste pour moi le plus enrichissant. Comprendre ce qui façonne l'humain au travers de toutes ses expériences, difficiles ou heureuses, voir à quel point nous sentons qu'il est urgent d'écouter nos ressentis et nos corps, de débloquer les nœuds énergétiques… Et évidemment, d'admettre qu'il est sain de travailler sur soi en gardant à l'esprit qu'il n'y a de victime que sur une période donnée, et que notre responsabilité est bien celle de se donner les moyens de voir la vie sous des angles différents, tout en perspectives.

C'est la raison qui m'a poussée à partir de chez moi car je n'avais pas énormément d'attentes sur la finalité du stage ni de la résolution de ce qui fait exister mes peurs multiples. Je ne peux pas demeurer cloitrée chez moi en espérant gagner en expériences et j'ai donc choisi de faire un pas vers moi pour me sentir vivre.

Un pas après l'autre. Un pas de fourmi. 

Mais malgré tout, j'ai travaillé sur moi trop en force. Je voudrais pouvoir guérir plus vite que mon corps ne le permet :

La journée du dimanche, nous en avons passé une bonne partie à l'étage, sur le lieu de travail de Magali qui m'a fait faire des exercices de respiration et sans que cela soit une surprise, j'ai eu beaucoup de difficulté à bien respirer. A chaque fois que nous tentions l'exercice, je bloquais soudainement et les émotions difficiles arrivaient, les larmes explosaient ; un bouchon émotionnel sautait. 

Des images du passé, des souvenirs très anciens sont revenus. Je crois que ces peurs viennent de très très loin et que tant que je ne saurai pas pourquoi elles sont là, je ne pourrai pas avancer comme je l'espère… Mais je me demande si je suis vraiment prête pour sauter à pieds joints dans mes vérités. 

J'ai toujours été de nature anxieuse et angoissée, mais je vis des crises d'angoisse et de panique de plus en plus fréquemment et avec plus d'intensité que par le passé. Dans ces crises, j'étouffe littéralement.

Avant, je pouvais aller faire un tour de marché, aller dans un grand centre commercial et amener mes enfants à la fête foraine sans trop de mal. Je pouvais rester dans des lieux clos, parfois bondés et ce n'était pas un problème. 


Aujourd'hui, cela m'est presque impossible sans faire une crise avec les symptômes associés : vertiges, palpitations et manque d'air.

C'est la raison de ma venue à ce stage. Essayer de travailler sur cette part, notamment pour m'aider à faire face à l'angoisse d'exposer mes œuvres un jour, à pouvoir parler de mon travail artistique de façon saine, au lieu de fuir ou de me cacher. 

De pouvoir montrer mon art sereinement et tout de ce qui fait tellement sens pour moi ! 


Magali m'a alors proposé de créer un collage d'intentions intuitif. Ce fut un moment très spécial, où j'avais le sentiment de renouer avec l'enfant en moi (qui n'est jamais trop loin en vérité). 

Elle m'a fait choisir trois magazines les yeux fermés parmi un stock varié qu'elle a mis à ma portée. Puis, toujours les yeux fermés, j'ai choisi trois pages pour chaque magazine. Et quand j'ai pu enfin découvrir mes choix, j'ai été surprise par ce que les mots et les images m'évoquaient. Alors, j'ai découpé les images et les mots/phrases qui faisaient sens et je les ai collés sur une grande feuille que Magali m'avait donnée.



L'art est arrivé à point nommé complètement par magie étant donné l'exercice sans rien y voir. L'art, mais aussi des choses de mon enfance ; des choses qui restent bloquées et qui rongent l'intérieur. 

Ce collage permet de comprendre ce qui se joue en nous et donne un certain axe de réflexions entre passé, présent et possible avenir, entre ancrage et décollage, ainsi que notre façon d'aborder le Monde. Moi, par exemple, je suis une personne qui a du mal à sortir du cadre ! C'est Révélateur !

Magali s'est dit que nous avions déjà beaucoup travaillé et qu'il était salutaire de prendre l'air et j'étais bien d'accord avec elle. J'avais besoin de respirer…

Alors, elle m'a fait découvrir la nature de St Sauvy. 


 
Pendant notre balade, Magali m'a demandé si je pouvais lui donner trois mots pour définir mon ressenti suite à notre journée de stage.

Alors, j'ai laissé un peu de temps pour revenir en mon centre, laisser mon cœur exprimer ce qu'il ressentait sans trop mentaliser (chose que je fais à souhait constamment par besoin de contrôle). 

Le premier mot, c'était "Oxygène". Même si j'aspire à vivre, je ne laisse pas suffisamment l'air circuler en moi. 

Le second mot a mis plus de temps à m'arriver et je n'étais pas certaine de son sens quand il est venu me frapper l'esprit. Il s'agit de "Reliance"
J'ai besoin de me relier à moi, à mon essence et au Tout. Mais également à mes congénères.

Le troisième n'est pas venu. C'est Magali qui me l'a indiqué au travers de son cadeau à la fin du stage. Un message qu'elle offre à chaque participant, et un objet naturel, cadeau de la nature. Ce mot, c'est "Perspective".
















Merci encore Magali !
J'ai passé un excellent Week-end, riche en stress et en émotions, en mots, en images et je suis assez fière de moi, même si bien sûr, j'avais plus d'attentes que je ne le dis. 

Je voudrais être comme n'importe qui, faire tout ce que les autres sont capables de faire, comme toi, toi et toi. 



Mais j'oublie que je suis Moi et que je suis très bien comme ça.


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Frida Kahlo


samedi 10 juillet 2021

Prêts pour un Envol dans les profondeurs de l'Être ?

Envolées de l'Être - Amani Lizah Glaise


C'est un bon jour pour écrire un article. 

Un jour où je me sens en phase pour parler de mon travail artistique avec cette envie d'expliquer ce qui m'a amenée à partager cet ouvrage mêlant lettres et peintures issues de mon parcours initiatique.


La vie Continue - Encre et Aquarelle
L'arbre mort sait qu'il n'est pas mort. La vie continue autrement


L'Artiste peut se permettre de dévoiler ce qui est en lui jusqu'à un certain point. 
Tant que cela lui permet une expression au plus juste de ce qu'il souhaite véhiculer.
Ni plus ni moins. 


Pendant des années - neuf ans précisément - j'ai écrit des lettres destinées à moi-même afin de mieux comprendre les aspects de ma propre destinée. 

Il y a ce cheminement qui m'a portée et ce besoin de l'immortaliser. 

Ecrire pour ne pas oublier tous ces chemins par lesquels je suis passée. 

Par lesquels je ne suis pas la seule à passer. 



Alors, je peux éclairer à ma façon le chemin de certain.e.s avec les milliers de doutes et de questionnements qui m'ont assaillie et signifier que nul n'est seul et que beaucoup passent par ces moments-là, isolés et rongés de l'intérieur, soit en niant ce qui se passe, soit en souffrant en silence pour faire face.

Il y a quelque chose de rassurant, je crois, quand nous nous sentons moins seuls à devoir considérer toutes ces failles, les accepter et les dépasser de temps en temps. 


Il y a eu des situations qui m'ont fait prendre conscience que nos choix déterminent tout et peuvent être parfois lourds de conséquences si nous omettons d'en faire des suffisamment en accord avec Soi. 

Mes lettres existent pour insuffler, s'il est possible, un peu d'espoir aux Êtres qui doutent un peu trop dans le noir. 

La lumière est toujours quelque part et plonger dans ses propres profondeurs peut être libérateur pour les Explorateurs du Soi.

Prendre son Envol, c'est prendre de la hauteur. 

C'est pouvoir reprendre un peu de son souffle et observer minutieusement ce que la vie nous offre. 

Explorer les profondeurs, c'est se faire à l'obscurité et y contempler des trésors enfouis qui parlent de qui nous sommes. C'est aussi un moyen de saisir l'opportunité de reconnaître et d'aimer ces parts qui bien souvent nous font horreur depuis toujours.


Je crois que tout mon parcours aujourd'hui a quelque chose de cohérent grâce à cette quête et ces plongées successives pour mieux me comprendre et mieux comprendre la Vie, mieux accepter ce qui est, ce qui n'est pas ou ce qui n'est plus... 

Mais aussi, mieux apprécier mes semblables et ce qui évolue tout autour.

C'est admettre une bonne fois pour toutes que rien n'est immuable et que nous aussi, nous évoluons si nous nous autorisons à percevoir la vie sous des angles différents.


L'association de lettres et de peintures dans mon livre d'art Envolées de l'Être, appelle à toucher toute personne qui frappe à ma porte, déjà sensible à mon univers artistico- spirituel.

Que chacun et chacune se sente libre d'entrer, de trouver une voie qui mène à la réflexion et de découvrir si mes messages touchent toujours davantage leurs Êtres profonds. 


Pour se procurer mon ouvrage,  il suffit de se créer un compte sur ma galerie en ligne




lundi 5 avril 2021

- Art de vivre ou vivre de son art - Accouchement douloureux de l'Artiste -



Il me vient des questions existentielles
qui trouvent quelques réponses 
quand je les pose.
faut-il oser les déposer, 
notamment sur la toile 
où se lèvent les voiles 
dans lesquels mes doutes aiment se lover ?





Pourquoi un être, se disant "Artiste", se ressentant profondément "Artiste" pour des raisons multiples et je pense très profondes, comme quand on se sent attiré irrévocablement vers quelque chose, ne pourrait se sentir totalement légitime ? Il ne me semble pas qu'on puisse devenir tout à coup hétérosexuel, bisexuel ou gay... Je crois que cela se passe en soi, comme un appel. On est ce qu'on est !

Je dis cela, parce que je sais au fond de moi que c'est une réalité. J'ai souvent mis de côté cette réalité, comme ceux qui se nient si longtemps parce qu'ils ne veulent pas qu'on sache ce qu'ils sont vraiment. Ou bien parce qu'ils se sentent niés et préfèrent faire semblant d'être ce qu'ils ne sont pas, comme s'il y avait quelque chose de honteux d'être un artiste pur et dur, qui ne souhaite faire que ça de toute son existence mais qui n'ose pas assumer ce choix, le croyant trop utopiste ; inconcevable à moins d'avoir un véritable réseaux ou de naître dans un milieu qui favorise un essor artistique sûr.

Tous les bilans de compétences réalisés dans ma vie sont pourtant formels...




Je crois, que tout au fond de moi, j'ai toujours pensé qu'il m'était impossible de vivre de cette façon, beaucoup me l'ayant déconseillé me répétant qu'il fallait travailler dans des domaines très sérieux (Et donc pour moi, très ennuyeux), afin de pouvoir m'assumer matériellement parlant. 

C'est une vraie réalité mais un artiste de mon calibre ne l'aime pas tellement et je dirai même qu'il la fuit en se lovant, doute après doute dans des rouages d'existences fallacieuses, imaginant que cela suffira. 

Mais cela ne suffit pas. 

Afin de couper court à ces pérégrinations réfléxives qui ont tendance à ne mener véritablement nulle part, j'ai décidé de mettre à profit mon goût exacerbé pour un certain esthétisme visuel.

Ces dernières semaines se sont révélées plutôt intenses pour moi dans la confection d'un nouveau site ou plutôt d'une galerie pour mes peintures. Il s'agissait cette fois d'arriver à vendre en ligne, par le biais du petit bouton paypal pour une vente sécurisée. 

Amani Lizah Glaise - Galerie en Ligne

Peut-être en avais-je assez d'être noyée sur les galeries existantes, où personne ne se rend véritablement, même sur invitation, où la présentation est standardisée et les partages sur les réseaux sociaux parfois malaisés.

 Peut-être ne me sentais-je pas de candidater sur des galeries prisées par de véritables amateurs d'art, qui offrent un service de qualité mais qui ponctionnent aussi sur les ventes avec des commissions parfois allègrement élevées. 






Peut-être aussi ne me voyais-je pas, selon mon niveau de compétence et mon degré d'expérience dans le domaine des arts picturaux, afficher des prix exorbitants qui me permettraient de m'y retrouver un tant soit peu financièrement parlant. 

Je suppose, qu'entre toutes ces possibilités il y a un équilibre à trouver, comme d'habitude. 

Il est évident, qu'être artiste, ce n'est pas que créer. Il y a tout un univers à maîtriser. Il s'agit d'accepter de dévoiler son art, de recevoir des avis, des critiques parfois constructives, parfois inutiles et qui n'apportent rien sinon un peu de désarroi s'il on est du style à avoir un estime de Soi plutôt fragile. 





Mais enfin... il convient d'abord de croire en Soi. Croire que ce que l'on produit est la somme de tout ce qui fait qu'on est là, qu'on existe et qu'on se donne la peine de tenir crayons et pinceaux. La foi, donc. 

Mais il s'agit aussi et surtout de se vendre ! Notamment quand on décide de vendre son travail pour de vrai. Parce qu'il s'agit bien d'un travail. C'est bien comme cela que je vois ce que je fais depuis quelques années. Mais est-on commerçant ? Publicitaire ? 

Et une question qui me taraude depuis longtemps, surtout en ces temps troublés où le sujet fait rage : Est-ce que les hommes et les femmes perçoivent l'art comme quelque chose d'essentiel, ou de non essentiel... ? 

C'est un sujet qui touche particulièrement en ce moment avec la  crise sanitaire qui perdure et perturbe tous les corps de métiers, rendant les artistes de tous bords  aux revenus déjà aléatoires, particulièrement vulnérables sur la durée.





Il est évident aussi, que les sujets que j'évoque très souvent sont voués à amener vers une nouvelle conscience et que, de ce fait, cela devient un pari risqué que d'avancer sur un chemin plutôt teinté de spiritualité. 

Dans les esprits, la spiritualité est forcément liée à la religion mais dans mon esprit à moi, les deux sont dissociables. L'humain peut être spirituel et chercher sa voie, et ne pas être un fervant croyant tourné vers des dogmes anciens.



Je suis davantage tournée, pour ma part, vers une réflexion libre et éclairée par sa propre expérimentation. Je suis pour le libre arbitre et n'oblige personne à suivre mon chemin et rejette viscéralement ceux qui me forcent à me détourner du mien.

Retrouvez mes collections 2019 et 2020


Et la collection à prix tout doux


Collection 2019 - LES CUIVRES DANS LE NOIR




Collection 2020 - AU DELA DES APPARENCES





Galerie en ligne - Amani Lizah Glaise


Nous savons que les accouchements sont toujours merveilleux 
mais terriblement douloureux. 

Pour moi, ce sera quand même sans péridurale !


Je remercie chaleureusement

Les Expos Artémis qui reprennent du flambeau 
en mettant toujours les artistes sur le devant de la scène - 
Merci de m'avoir permise d'en être !

Entre Humains une initiative née en 2018 à Montréal, 
cherchant à créer, à faciliter et à encourager l’accès à l’expression artistique 
et à ses bienfaits pour tous.






mardi 26 janvier 2021

Amani : un parfum d’alchimie


 ( Réponse à « La belle saison hivernale de Bernard Abel » par Amani Lizah Glaise )



« Nez à nez ». Comme c’est joliment exprimé ! Une métaphore bien sûr, une façon de parler. En réalité, quelques mots échangés sur la toile, un jour d’été, et se révélant, au fil des échanges, comme d’inattendus sésames : clefs actionnant des portes nouvelles et ouvrant magiquement sur de nouveaux univers.

Oeuvre de Bernard Abel
Qu’est-ce qu’un univers artistique ? Une âme extérieure, une part de soi qui s’extériorise, qui s’exprime, qui s’exporte et qu’on rêverait, si possible, immortelle. Une sécrétion.

Nous sommes, au fond, des coquillages. Fragiles à l’intérieur, et nus, nous nous inventons une efflorescente coquille, sculpture de nacre fraternisant avec la pierre ; laquelle pierre en recueillera, un jour peut-être, l’empreinte fossile, l’image en creux, gage d’une immortalité plus grande encore.

L’immortalité. Sans doute nos vues divergent-elles à ce sujet. Nos univers, ici, s’observent, s’écoutent, se respectent et gardent leurs distances. Mais le soin maniaque dont nous entourons, toi et moi, nos artistiques sécrétions nous rapprochent, révélant, au-delà de ce qui nous sépare, une évidente communauté d’esprit, une évidente convergence.



La perfection est une lutte de toujours, un combat ancestral, une titanomachie opposant, à perpétuité, le permanent et le périssable. Ainsi nous acharnons-nous, tous les deux, au même et quotidien combat, dans l’espace clos de nos ateliers respectifs, revendiquant là le simple droit d’être nous-même, contre les rappels à l’ordre malheureusement trop constants de la réalité commune.

Appelons cela notre sauvagerie. C’est un mot que je t’emprunte. Sauvagerie ou encore perfectionnisme : c’est à peu près la même chose.

Ce perfectionnisme, nous le partageons, contre vents et marées. Il nous habite tous deux, nous confrontant aux mêmes exigences, engendrant, de part et d’autres, les mêmes déceptions, les mêmes frustrations ; et parfois aussi, espérons-le, les mêmes plaisirs. Tu ne te satisfais que rarement de ce que tu exprimes, je le sais, comme je me satisfais rarement, ainsi que tu l’écris si justement, de moi-même. Plus encore, tu doutes de toi. Une critique t’ébranle. Et ébranlé, qui ne le serait pas ?

Critiquer l’œuvre d’un artiste, c’est risquer de mettre à bas tout un pan de sa vie. Il arrive ainsi que nos pas s’accordent et se croisent. Autant dire que nous nous comprenons. Ou, plus exactement, que nous travaillons à nous comprendre.

Madone fossilisée -
Oeuvre de Amani Lizah Glaise

Il arrive encore qu’un thème nous rapproche au point, presque, de nous confondre. Ainsi cet intérêt partagé pour la représentation du corps féminin. Thème largement traité, il est vrai, dans le monde des arts plastiques, mais qui se pare, chez toi comme chez moi, il me semble, d’un accent particulier, d’une tension douloureuse qui confine parfois à une sorte de voluptueuse brutalité. Brutalité de ces sentiments trop intenses qui tétanisent les corps, qui les foudroient, qui les dévorent de l’intérieur.

Corps vécus plutôt que représentés. Corps centrés, concentrés sur eux-mêmes plutôt qu’en dialogue avec le monde extérieur.




Je relis à présent les lignes que tu me consacres et une image s’impose à mes yeux : Vénus, née d’un coquillage sous le pinceau de Botticelli, exposant au monde sa beauté fragile en attendant de s’élever, astre rayonnant, jusqu’au ciel. La beauté donc, la nudité, l’immortalité, tout cela réuni en une vision unique : un corps de femme. Tout cela et une chanson de Francis Cabrel « d’une beauté et d’une tristesse », écris-tu, «absolues ».

Je m’interroge. Pourquoi ces rapprochements ?

Il y a ta voix, bien sûr, qui, un certain soir d’hiver, s’est imposée à moi, sous la forme d’une chanson mythique, tragique. Et puis il y a ton visage, ton corps, qu’il t’est arrivé d’offrir au regard d’une parfaite photographe et qui m’a fait écrire, si je me souviens bien, que tu étais toi-même une parfaite œuvre d’art. Il y a ton peu de goût encore pour l’élément liquide, ainsi que tu me l’as un jour avoué, et qui te rapproche de cette Vénus, née, dit-on, de la mer, mais voguant prudemment, les pieds au sec, sur sa barque-coquillage.

Au fait, la chanson de Francis Cabrel serait-elle une métaphore, en forme de métamorphose, du destin de Vénus : divinité de chair, portée à incandescence dans la noirceur cuivrée de tes tableaux, et accédant, dans un « éclair blanc », à la clarté astrale d’une « nouvelle église » ? Qui sait.

Bernard Abel

24 janvier 2021